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13/09/2006

Certaines positions de Mme Royal "ne sont pas de gauche" (Fabius)

PARIS, 13 sept 2006 (AFP) - Laurent Fabius a critiqué mercredi sur Public Sénat des prises de position, qui "ne sont pas de gauche", venant de sa concurrente Ségolène Royal dans la bataille pour l'investiture socialiste à l'élection présidentielle.

"On ne rassemble pas la gauche avec des propositions qui sont complètement orthogonales par rapport à la gauche. On appelle ça, dans la novlangue, briser des tabous. C'est une jolie formule pour dire, quand on est de gauche, qu'on va prendre des positions qui ne le sont pas", a affirmé M. Fabius, sans faire explicitement référence à Mme Royal.

"Quand on dit +la suppression de la carte scolaire, ce serait l'idéal+, je ne suis pas d'accord", a dit le député de Seine-Maritime, car cela "aboutirait à une situation complètement ségrégative", selon lui.

Affirmant que "la gauche arrivant au pouvoir devra procéder à une augmentation des très bas salaires" et relever très vite le SMIC de 100 euros, M. Fabius a déclaré: "Certains à gauche disent que ce n'est pas possible. Je ne suis absolument pas d'accord" avec eux.

"Je ne crois pas qu'un candidat de gauche puisse gagner s'il ne rassemble pas sa famille politique et plus généralement la gauche. Ca, c'est pas possible", a-t-il assuré.

 

11/09/2006

Fabius : "démagogique" de lutter pour mixité sociale sans carte scolaire

PARIS, 11 sept 2006 (AFP) - Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, reconnaît "les insuffisances" de la carte scolaire , mais estime "démagogique" de "prétendre qu'on va lutter pour la mixité sociale" en la supprimant.

Dans un "chat" sur le site du Monde, l'ex-Premier ministre estime que la carte scolaire "a le mérite d'organiser la mixité sociale".

Cette mise au point fait suite aux déclarations de Nicolas Sarkozy (UMP) demandant la suppression de la carte scolaire et de Ségolène Royal (PS) suggérant son assouplissement.

"Si on la supprime, ou si on considère qu'elle est dangereuse, cela veut dire que les enfants de familles aisées ou qui ont de très bons résultats scolaires vont quitter certaines écoles pour se précipiter dans d'autres", dit le député de Seine-Maritime.

Et évidemment, "les enfants sans moyens financiers ou ayant certaines difficultés scolaires seront tous concentrés dans les mêmes écoles laissées pour compte", a ajouté M. Fabius.

Admettant les insuffisances du système, il a suggéré "d'y remédier par des mesures fortes, et non pas d'abandonner l'objectif de mixité sociale par une espèce de pot-pourri d'idées de droite, ou même d'extrême droite, repeint au goût du jour".

"Je ne suis pas d'accord avec les thèses de la droite. Je ne suis pas d'accord non plus avec une gauche qui se contorsionne et qui croit qu'en chaussant les bottes de la droite ou du centre elle va gagner, puis réussir", dit encore M. Fabius.

Sur l'Europe, M. Fabius s'est insurgé contre l'idée défendue par Nicolas Sarkozy de "court-circuiter le vote référendaire" en soumettant au parlement un "mini-traité". Parlant de "maxi-imposture", il estime que "ce que le peuple français a décidé par référendum doit être soumis, d'une façon nouvelle et différente bien sûr, à la France par référendum".

Enfin M. Fabius a réitéré qu'il ne maintiendrait pas sa candidature s'il n'était pas choisi par les militants. "Ce serait une grave erreur qu'il y ait finalement deux candidats socialistes", dit-il.

 

07/09/2006

Mélenchon voit dans les propositions de Mme Royal "des mouvements de menton"

PARIS, 7 sept 2006 (AFP) - Jean-Luc Mélenchon, allié à Laurent Fabius, a reproché jeudi aux propositions de Ségolène Royal notamment sur l'école et la sécurité d'être "irréalistes" et de ne constituer que des "mouvements de menton".

A Public-Sénat, M. Mélenchon s'est dit "complètement hostile" à l'idée de supprimer la carte scolaire , "une catastrophe" qui ne ferait qu'"aggraver" les problèmes.

L'ancien ministre de l'Enseignement professionnel a estimé que les sujets d'éducation n'étaient pas "des sujets à traiter avec désinvolture".

Il a encore accusé Ségolène Royal de "mal poser les problèmes" en matière de sécurité, regrettant que personne ne se soit intéressé "à la faisabilité concrète de ce qu'elle proposait" dans ce domaine. Il a estimé à cet égard "totalement irréaliste de mettre les jeunes dans un centre militaire".

Pour lui, "on joue sur des sentiments troubles" : "quand on utilise des formules à l'emporte-pièce, on défait des mois, des années de travail, on exalte les sentiments les plus fous parmi les gens", a-t-il dit.

M. Mélenchon a par ailleurs reproché à François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, d'avoir organisé une "mutation du parti" en permettant l'arrivée de 80.000 nouveaux militants "dans des conditions de désinvolture inouïe à l'égard de notre histoire".

Il a estimé que ces nouveaux militants, dont certains "jamais vus" dans les sections, arrivaient dans le parti avec "les sentiments ordinaires des gens qui voient ça de l'extérieur". Il faudrait, selon lui, que ces personnes "prennent part réellement au débat en ayant toutes les cartes en main".

Tout en se défendant d'être fabiusien, il a estimé que Laurent Fabius "représentait politiquement l'option la plus rassembleuse, pour les socialistes et pour toute la gauche".