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19/10/2006

Postes : la privatisation continue son chemin en Europe

Par Arielle VERLEY

PARIS, 18 oct 2006 (AFP) - Alors que la Commission européenne a confirmé la date de 2009 pour l'ouverture totale du marché postal, la privatisation des Postes européennes se poursuit avec l'introduction en Bourse en mai de la poste autrichienne et l'intérêt grandissant des fonds d'investissements.

L'an dernier, le projet de privatisation des Postes avait été un enjeu majeur des élections législatives japonaises. Dès sa victoire, le Premier ministre de l'époque Junichiro Koizumi, qui en avait fait son cheval de bataille, faisait voter cette privatisation par le Parlement.

En revanche les Etats-Unis, où d'ordinaire la concurrence est reine, la distribution du courrier --objet de la dernière étape de la libéralisation en Europe-- reste un monopole.

L'objectif de Bruxelles a été de définir un cadre préservant les missions de service public (distribution en tous points du territoire notamment) des postes nationales, tout en libéralisant les activités postales.

La Commission européenne n'a pas à se prononcer sur le statut juridique des établissements postaux, choix du ressort de chaque membre. Mais avec l'ouverture à la concurrence et le besoin d'argent frais pour financer cette libéralisation, la question a fait l'objet d'intenses débats au niveau national.

La plupart des postes européennes sont des sociétés anonymes, détenues en majorité par l'Etat.

Deux pays font exception : la France, où la Poste est une entreprise autonome de droit public, placée sous la tutelle du ministre délégué à l'Industrie, et le Luxembourg, où c'est une administration.

Trois postes européennes sont cotées en Bourse : les postes allemande Deustche Post et hollandaise TNT, numéros un et deux en Europe.

La Poste autrichienne a sauté le pas fin mai. Elle a introduit 49% de son capital en Bourse, l'Etat gardant le solde. Cette opération a permis de lever 600 millions d'euros.

L'Italie réfléchit à une entrée en Bourse mais l'examen du projet a été retardé en raison des élections législatives du mois d'avril.

L'Etat danois a fait entrer un fonds d'investissements international, CVC Capital Partners, à qui il a vendu 22% de la société publique Post Danmark.

La Poste belge l'a suivi sur ce chemin en faisant appel à un consortium rassemblant la poste danoise et le fonds britannique CVC au capital.

En Grande-Bretagne, la Royal Mail est toujours détenue à 100% par l'Etat qui étudie une prise de participation des employés.

Le contexte est différent en Amérique du Nord. La privatisation de Postes Canada, société d'Etat très rentable, n'est pas officiellement à l'ordre du jour.

Aux Etats-Unis, la US Postal Service, la plus grande poste du monde puisqu'elle traite plus de la moitié du courrier mondial, est une agence fédérale.

Elle bénéficie a un monopole absolu sur le courrier et elle seule a accès aux boîtes aux lettres. Elle a en revanche perdu le marché du colis au profit de sociétés comme UPS ou Federal Express qui ont bâti leur succès sur la livraison en 24 heures.

11/09/2006

"mini-traité" : "maxi-imposture", s'alarme Laurent Fabius

PARIS, 11 sept 2006 (AFP) - Le "mini-traité" préconisé par Nicolas Sarkozy pour sortir l'Europe de l'impasse serait une "maxi-imposture", a mis en garde lundi Laurent Fabius, ancien leader du "non", accusant le président de l'UMP de vouloir "court-circuiter" le vote des Français.

Vendredi dernier, en visite à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a précisé les contours du "mini-traité" qu'il appelle de ses voeux pour sortir l'Europe de la crise institutionnelle consécutive aux "non" français et néerlandais. Ce texte, qui reprendrait les propositions les plus consensuelles de la Constitution européenne, serait ratifié par les Parlements nationaux en 2008, pour s'appliquer à partir de 2009.

C'est "un mini-traité pour une maxi-imposture", a dénoncé Laurent Fabius lors d'un "chat" sur "Lemonde.fr". "Ce que le peuple français a décidé par référendum doit être soumis, d'une façon nouvelle et différente bien sûr, à la France par référendum", a-t-il souligné, accusant M. Sarkozy de vouloir "court-circuiter" le vote des Français en faveur du "non" lors du référendum européen du 29 mai 2005.

Interrogé sur son "plan B" pour sortir l'UE de la crise, l'ancien Premier ministre a répondu qu'il faudra "préparer une nouvelle négociation de la Constitution en se centrant" sur les deux premières parties du Traité constitutionnel européen, qui traitent des "valeurs" et des "institutions". "Sur tous ces points, j'ai déjà amorcé des discussions avec les responsables européens", a-t-il assuré.

Candidat à l'investiture du PS pour la présidentielle, Laurent Fabius a fait valoir au passage que "la France aura une position beaucoup plus forte" dans ces négociations si elle est représentée "par un chef d'équipe" qui a défendu le "non", "à l'unisson" des Français.

Interrogé par ailleurs sur les prises de position de Ségolène Royal, notamment sur la carte scolaire , il a montré du doigt "une gauche qui se contorsionne et qui croit qu'en chaussant les bottes de la droite ou du centre elle va gagner, puis réussir".