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16/09/2006

Fabius : Sarkozy, "futur caniche " du président des Etats-Unis

LENS (Pas-de-Calais), 16 sept 2006 (AFP) - Laurent Fabius a attaqué Nicolas Sarkozy samedi à Lens en affirmant qu'il ne fallait pas à la tête de la France "quelqu'un qui se fixe comme programme d'être le futur caniche du président des Etats-Unis".

"M. Sarkozy n'est pas un européen convaincu, comme nous tous, qui défend les intérêts de la France. Il est avant tout un pro-américaniste, il est un zélateur de Bush", a affirmé M. Fabius lors du grand oral des présidentiables PS samedi matin à Lens (Pas-de-Calais).

"Nous n'avons pas besoin à la tête de l'Etat de quelqu'un qui se fixe comme programme d'être le futur caniche du président des Etats-Unis", a-t-il ajouté.

Il a également accusé Nicolas Sarkozy, "futur candidat à la présidence de la République", de ne "pas être un républicain laïque. C'est un communautariste", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy a effectué les 11 et 12 septembre un voyage aux Etats-Unis au cours duquel il a rencontré à la Maison Blanche le président George W. Bush.

Jeudi, un autre dirigeant socialiste, Henri Emmanuelli, avait accusé M. Sarkozy de s'être "couché comme un chiot devant son maître" lors de sa brève entrevue avec M. Bush.

 


NDLR : L'hebdomadaire libéral The Economist avait utilisé l'expression "dilemme du caniche" à propos de Tony Blair, de son soutien inconditionnel et de sa rpoximité avec George W. Bush.

 

14/09/2006

Laurent Fabius en a "plus qu'assez" que le PS ne débatte pas

PARIS, 14 sept 2006 (AFP) - Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour 2007, a indiqué jeudi en avoir "assez, plus qu'assez" que le PS soit "le seul endroit" où il n'y a pas de débat.

"Le seul endroit où l'on ne débat pas vraiment, c'est le Parti socialiste. C'est complètement absurde", a-t-il lancé sur i-Télé, alors que le PS est "à quelques jours" du dépôt des candidatures.

"J'ai demandé qu'on organise des débats sur le fond, maîtrisés, avec la télévision" pour aborder "les questions économiques et sociales, l'environnement, la défense, l'international, les institutions", a dit l'ancien Premier ministre.

Selon lui, "le seul endroit où on refuse pour le moment le débat, c'est le Parti socialiste".

"On ne va pas se protéger. Il faut affronter les problèmes", a-t-il insisté, en citant parmi les sujets en débat dans l'opinion la carte scolaire et le pouvoir d'achat.

"On ne peut pas rester dans le flou. Les gens ont besoin d'engagements précis", a affirmé le député de Seine-Maritime.

Le dépôt des candidatures à l'investiture débute le jeudi 28 septembre et se termine le mardi 3 octobre à midi.

Les présidentiables socialistes se retrouvent samedi à Lens pour un "grand oral" au cours duquel chacun des prétendants disposera de 20 minutes, consacrés en partie s'il le veut à répondre à des questions des militants.

 

13/09/2006

Certaines positions de Mme Royal "ne sont pas de gauche" (Fabius)

PARIS, 13 sept 2006 (AFP) - Laurent Fabius a critiqué mercredi sur Public Sénat des prises de position, qui "ne sont pas de gauche", venant de sa concurrente Ségolène Royal dans la bataille pour l'investiture socialiste à l'élection présidentielle.

"On ne rassemble pas la gauche avec des propositions qui sont complètement orthogonales par rapport à la gauche. On appelle ça, dans la novlangue, briser des tabous. C'est une jolie formule pour dire, quand on est de gauche, qu'on va prendre des positions qui ne le sont pas", a affirmé M. Fabius, sans faire explicitement référence à Mme Royal.

"Quand on dit +la suppression de la carte scolaire, ce serait l'idéal+, je ne suis pas d'accord", a dit le député de Seine-Maritime, car cela "aboutirait à une situation complètement ségrégative", selon lui.

Affirmant que "la gauche arrivant au pouvoir devra procéder à une augmentation des très bas salaires" et relever très vite le SMIC de 100 euros, M. Fabius a déclaré: "Certains à gauche disent que ce n'est pas possible. Je ne suis absolument pas d'accord" avec eux.

"Je ne crois pas qu'un candidat de gauche puisse gagner s'il ne rassemble pas sa famille politique et plus généralement la gauche. Ca, c'est pas possible", a-t-il assuré.

 

Fabius: après Blair, Sarkozy prend "le relais de M. Bush en Europe"

PARIS, 13 sept 2006 (AFP) - L'ex-Premier ministre Laurent Fabius a accusé mercredi Nicolas Sarkozy, qui vient de se rendre aux Etats-Unis, de prendre "le relais de M. Bush en Europe", après Tony Blair.

"Ce n'est pas au moment où M. Blair va quitter la scène qu'on a besoin que ce soit un dirigeant français qui prenne le relais de M. Bush en Europe", a déclaré M. Fabius sur Public Sénat.

Il a reproché au ministre de l'Intérieur et président de l'UMP d'avoir "entonné le même air que M. Bush -en plus extrême- sur la question iranienne" et de n'avoir "même pas abordé la question de l'Irak" dans ses déclarations après des entretiens avec des responsables américains.

"C'est évidemment un voyage électoral", a encore estimé le député de Seine-maritime, pour qui "M. Sarkozy n'a aucun rapport avec le gaullisme". "Ca se saurait", a-t-il ajouté.