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11/09/2006

"mini-traité" : "maxi-imposture", s'alarme Laurent Fabius

PARIS, 11 sept 2006 (AFP) - Le "mini-traité" préconisé par Nicolas Sarkozy pour sortir l'Europe de l'impasse serait une "maxi-imposture", a mis en garde lundi Laurent Fabius, ancien leader du "non", accusant le président de l'UMP de vouloir "court-circuiter" le vote des Français.

Vendredi dernier, en visite à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a précisé les contours du "mini-traité" qu'il appelle de ses voeux pour sortir l'Europe de la crise institutionnelle consécutive aux "non" français et néerlandais. Ce texte, qui reprendrait les propositions les plus consensuelles de la Constitution européenne, serait ratifié par les Parlements nationaux en 2008, pour s'appliquer à partir de 2009.

C'est "un mini-traité pour une maxi-imposture", a dénoncé Laurent Fabius lors d'un "chat" sur "Lemonde.fr". "Ce que le peuple français a décidé par référendum doit être soumis, d'une façon nouvelle et différente bien sûr, à la France par référendum", a-t-il souligné, accusant M. Sarkozy de vouloir "court-circuiter" le vote des Français en faveur du "non" lors du référendum européen du 29 mai 2005.

Interrogé sur son "plan B" pour sortir l'UE de la crise, l'ancien Premier ministre a répondu qu'il faudra "préparer une nouvelle négociation de la Constitution en se centrant" sur les deux premières parties du Traité constitutionnel européen, qui traitent des "valeurs" et des "institutions". "Sur tous ces points, j'ai déjà amorcé des discussions avec les responsables européens", a-t-il assuré.

Candidat à l'investiture du PS pour la présidentielle, Laurent Fabius a fait valoir au passage que "la France aura une position beaucoup plus forte" dans ces négociations si elle est représentée "par un chef d'équipe" qui a défendu le "non", "à l'unisson" des Français.

Interrogé par ailleurs sur les prises de position de Ségolène Royal, notamment sur la carte scolaire , il a montré du doigt "une gauche qui se contorsionne et qui croit qu'en chaussant les bottes de la droite ou du centre elle va gagner, puis réussir".