Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

18/09/2006

Chirac : "ni réaliste ni juste de supprimer" la carte scolaire

PARIS, 18 sept 2006 (AFP) - Jacques Chirac a affirmé qu'"il ne serait ni réaliste ni juste de supprimer" la carte scolaire, mais a ajouté qu'il faut en "assouplir les règles".

"La carte scolaire, c'est la garantie de la mixité sociale", a affirmé le président de la République.

"C'est vrai qu'il y a des contournements, des rigidités qui sont engendrées par la carte scolaire" mais "faut-il la supprimer ? Ma réponse est qu'il ne serait ni réaliste ni juste de la supprimer", a-t-il ajouté.

Selon M. Chirac "en revanche, deux voies doivent être engagées et qui le sont d'ailleurs: la première, c'est l'amélioration du niveau des établissements en difficulté".

"C'est ce que fait le ministre (de l'Education nationale), M. (Gilles) de Robien, avec ses 249 collèges +ambition réussite+ qui sont une réponse au rééquilibrage", a-t-il ajouté.

"Deuxièmement, il faut probablement assouplir les règles (de la carte scolaire) en accord avec les organisations représentatives des enseignants, et c'est ce que fait également M. de Robien", a-t-il poursuivi.

 

17/09/2006

Lens, "début positif", mais il faut des débats entre candidats (Fabius)

PARIS, 17 sept 2006 (AFP) - Laurent Fabius a qualifié dimanche le grand oral des présidentiables socialistes la veille à Lens de "début positif", mais a appelé à aller "beaucoup plus profondément" dans la confrontation des idées, avec des débats entre candidats.

Alors qu'à Lens, les responsables socialistes se sont succédé à la tribune, l'ancien Premier ministre, interrogé sur Radio J, a jugé nécessaires "au moins trois grands débats, longs, entre les candidats" PS.

Il a suggéré trois thèmes: "questions économiques et sociales", "société et institutions" et "défense, Europe et affaires internationales".

Il a demandé aussi "que dans l'ensemble des fédérations, et singulièrement dans les grandes, on n'assiste pas à un verrouillage du débat". "Il faut que tout ça soit fluide", a préconisé le député de Seine-Maritime.

Il a cité l'exemple des différences entre candidats sur la carte scolaire. Ségolène Royal a fait une proposition pour permettre aux parents d'élèves le choix entre trois établissements.

Cela aboutirait, aux yeux de M. Fabius à "introduire la concurrence entre établissements, c'est-à-dire rapidement la marchandisation et vous n'avez plus aucune mixité sociale".

"Cela vaut le coup que, d'une façon maîtrisée, on ait ce débat", a-t-il préconisé.

"La question est de savoir si ce qui doit être décisif, c'est uniquement la contemplation des sondages, dont on sait qu'ils n'ont aucune valeur prédictive et qu'ils se trompent toujours". "Moi, je considère qu'il faut faire appel à la réflexion, aux propositions de fond", a dit M. Fabius.

 

Privatisation GdF: Fabius suggère un référendum

PARIS, 17 sept 2006 (AFP) - Laurent Fabius (PS), candidat déclaré à l'Elysée, a proposé dimanche que les Français soient consultés par référendum sur la privatisation de Gaz de France.

Interrogé par radio J, l'ex-Premier ministre a qualifié de "sottise" le projet en cours de discussion à l'Assemblée nationale. "Tous les pays essayent de retrouver la souveraineté sur le gaz et c'est le moment où ce gouvernement voudrait vendre une compagnie nationale qui fonctionne bien", a déploré le député de Seine-maritime.

"Sur un sujet aussi essentiel - car ce ne sera pas facile de revenir en arrière - devant un enjeu aussi important, je pense que la logique serait de consulter les Français, comme le permet l'article 11 de la constitution" (ndlr: sur la convocation de référendums), a poursuivi M. Fabius .

"Leur demander tranquillement +est-ce que vous êtes pour ou contre la privatisation de Gaz de France+: voilà la façon démocratique de sortir de cette situation, quelques mois avant les élections," a ajouté le candidat PS.

 

16/09/2006

Taubira dénonce le "manque de considération" de Hollande vis-à-vis du PRG

PARIS, 16 sept 2006 (AFP) - Christiane Taubira (PRG), candidate déclarée à l'Elysée, a dénoncé samedi un "manque de considération" du numéro un socialiste François Hollande vis-à-vis des "élus et militants radicaux".

Dans un communiqué, la députée de Guyane s'est interrogée sur "les bases légales et morales qui habilitent le premier secrétaire du PS à décréter quel parti a +le droit+ d'avoir un candidat à l'élection présidentielle".

A Lens, François Hollande a évoqué le rassemblement de la gauche en distinguant "un premier cercle", avec le PRG et le MRC (Mouvement républicain et citoyen de Jean-Pierre Chevènement NDLR) dont il souhaite qu'ils ne présentent pas de candidat face à celui du PS, et un "deuxième cercle", avec "nos amis communistes et nos amis Verts", qui "ont bien le droit de présenter un candidat".

Ce propos, aux yeux de Mme Taubira, est "inamical et incongru au regard du radicalisme français qui a fêté en 2001 ses cent ans d'âge".

"L'union de la gauche est un combat. Qui exige respect et loyauté. Ni la carotte, ni le bâton", selon la députée.