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10/09/2006

Présidentielle: Dupont-Aignan fustige les "candidats vedettes"

medium_nda02.2.jpgPARIS, 8 sept 2006 (AFP) - Le président du club "Debout la République", Nicolas Dupont-Aignan , a fustigé dimanche les "candidats vedettes", citant notamment Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, leur reprochant d'être présents dans "les pages people des magazines".

Lors de l'université de rentrée du club à Dourdan (Essonne), le député UMP s'est dit convaincu que les Français souhaitent, à l'occasion de l'élection présidentielle de 2007, un "autre choix, et pas celui des phrases creuses qui enfoncent des portes ouvertes, pas celui de la frime, du fric, du show-biz qui s'étalent dans les pages people des magazines".

M. Dupont-Aignan s'est déclaré "pas impressionné par cette pré-campagne de l'été", selon le texte de son discours transmis à l'AFP.

"J'ai appris que Ségolène portait un maillot deux-pièces bleu marine et qu'elle savait piloter un zodiac. J'ai appris que Nicolas Sarkozy faisait toujours son jogging et qu'il était ami avec Johnny. Mieux encore, que la France du rap et des pétards, en la personne de Doc Gynéco, est désormais qualifiée par l'UMP pour parler de la Nation", a déclaré M. Dupont-Aignan , dans des allusions à des photos des deux candidats potentiels parues cet été dans la presse et au ralliement de Doc Gynéco aux idées de Nicolas Sarkozy.

Le député UMP, qui n'a cependant pas l'intention de se présenter à une éventuelle primaire UMP lors du congrès organisé par le parti de Nicolas Sarkozy à la mi-janvier et au cours duquel ce dernier sera vraisemblablement désigné candidat pour 2007, a rappelé les thèses souverainistes de son courant, le refus de la Constitution européenne et son opposition au projet de fusion GDF-Suez notamment.

 

08/09/2006

Chevènement veut aider à "la victoire" de la gauche plutôt que se présenter

medium_chevenement05.2.jpgPARIS, 8 sept 2006 (AFP) - Jean-Pierre Chevènement a affirmé vendredi qu'il préférait contribuer à "la victoire d'un candidat de la gauche" en 2007 plutôt que de se présenter une nouvelle fois à l'élection présidentielle, et n'a pas exclu de soutenir Ségolène Royal si son programme lui convenait.

"L'hypothèse que je privilégie est celle d'une contribution positive à la victoire d'un candidat de la gauche, mais sur un projet clair", a affirmé à RTL le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC).

"Mais si j'ai envie d'y aller (à la présidentielle), je vous le dirai au mois de décembre, quand le candidat socialiste aura été désigné", a ajouté l'ancien ministre. "Je peux rassembler comme en 2002 des gens très divers, 1,524 million de voix, personne ne peut cracher là-dessus, ça peut faire la différence", a-t-il prévenu.

Pour ce qui est de Ségolène Royal, M. Chevènement sera "très attentif" à ce qu'elle dira "sur l'Europe", sujet sur lequel elle doit s'exprimer prochainement.

Interrogé sur la possibilité qu'il soutienne la présidente de Poitou-Charentes et renonce à sa propre candidature, le maire de Belfort a répondu: "certainement, si elle est d'accord sur toute une série de points" (avec lui) , mais "cela reste avoir".

Selon lui, la méthode de Mme Royal "qui consiste à avancer par petites touches, un jour sur la sécurité, hier sur la carte scolaire, n'est pas forcément une mauvaise méthode, cela consiste à mettre les gens dans le coup, à rectifier et réfléchir".

"Il s'agit de prendre en compte l'apport de tous ceux qui peuvent contribuer à une victoire de la gauche contre Nicolas Sarkozy", a estimé M. Chevènement qui s'exprimait à la veille de l'université d'été du MRC aux Ulis (Essonne).

 

Université de rentrée de Debout la République ce week-end à Dourdan

medium_nda02.3.jpgPARIS, 8 sept 2006 (AFP) - Le club Debout la République, associé à l'UMP, organise son "université de rentrée" samedi et dimanche à Dourdan (Essonne) au cours de laquelle son président, Nicolas Dupont-Aignan , réaffirmera la "nécessité" de défendre ses "idées gaullistes" à la présidentielle de 2007.

Debout la République axera ses travaux sur trois thèmes: emploi, croissance et pouvoir d'achat, sous l'intitulé "Notre pacte économique et social pour 2007. Tout n'a pas été essayé".

Bien que député UMP, M. Dupont-Aignan , également maire de Yerres (Essonne), n'a pas l'intention de se présenter à une éventuelle primaire UMP, lors du congrès organisé par le parti de Nicolas Sarkozy à la mi-janvier et au cours duquel ce dernier sera vraisemblement désigné candidat pour 2007.

"Il faut que j'y aille (à l'élection, ndlr). C'est une nécessité publique pour défendre mes idées qui ne sont plus représentées", a affirmé M. Dupont-Aignan à l'AFP.

Selon lui, le "non" des Français au référendum sur la Constitution européenne, qu'il avait âprement défendu l'an dernier, a été "trahi", toute comme l'est "le gaullisme social" dont il se réclame.

"La toute puissance de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, l'absence de Jean-Pierre Chevènement à gauche et le virage à l'extrême-droite de Philippe de Villiers me laissent une marge pour porter ce message de gaullisme social", estime-t-il.

Selon lui, "s'il n'y a rien entre Sarkozy et Royal, les Français se tourneront vers (Jean-Marie) Le Pen", or, "les Français ont le droit d'avoir le choix. Il y a un premier tour à l'élection présidentielle".

M. Dupont-Aignan , qui s'oppose au projet de privatisation de GDF, plaide pour "la participation, la TVA sociale et une véritable politique environnementale".

L'aspirant candidat à la présidentielle assure avoir recueilli jusqu'à présent "un peu plus de 200 signatures", sur les 500 obligatoires.

Debout la République revendique environ 6.500 adhérents et compte cinq parlementaires dans ses rangs.

En 2005, son budget s'élevait à 400.000 euros, dont la moitié lui a été versée par l'UMP.