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08/09/2006

Chevènement veut aider à "la victoire" de la gauche plutôt que se présenter

medium_chevenement05.2.jpgPARIS, 8 sept 2006 (AFP) - Jean-Pierre Chevènement a affirmé vendredi qu'il préférait contribuer à "la victoire d'un candidat de la gauche" en 2007 plutôt que de se présenter une nouvelle fois à l'élection présidentielle, et n'a pas exclu de soutenir Ségolène Royal si son programme lui convenait.

"L'hypothèse que je privilégie est celle d'une contribution positive à la victoire d'un candidat de la gauche, mais sur un projet clair", a affirmé à RTL le président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC).

"Mais si j'ai envie d'y aller (à la présidentielle), je vous le dirai au mois de décembre, quand le candidat socialiste aura été désigné", a ajouté l'ancien ministre. "Je peux rassembler comme en 2002 des gens très divers, 1,524 million de voix, personne ne peut cracher là-dessus, ça peut faire la différence", a-t-il prévenu.

Pour ce qui est de Ségolène Royal, M. Chevènement sera "très attentif" à ce qu'elle dira "sur l'Europe", sujet sur lequel elle doit s'exprimer prochainement.

Interrogé sur la possibilité qu'il soutienne la présidente de Poitou-Charentes et renonce à sa propre candidature, le maire de Belfort a répondu: "certainement, si elle est d'accord sur toute une série de points" (avec lui) , mais "cela reste avoir".

Selon lui, la méthode de Mme Royal "qui consiste à avancer par petites touches, un jour sur la sécurité, hier sur la carte scolaire, n'est pas forcément une mauvaise méthode, cela consiste à mettre les gens dans le coup, à rectifier et réfléchir".

"Il s'agit de prendre en compte l'apport de tous ceux qui peuvent contribuer à une victoire de la gauche contre Nicolas Sarkozy", a estimé M. Chevènement qui s'exprimait à la veille de l'université d'été du MRC aux Ulis (Essonne).

 

Université de rentrée de Debout la République ce week-end à Dourdan

medium_nda02.3.jpgPARIS, 8 sept 2006 (AFP) - Le club Debout la République, associé à l'UMP, organise son "université de rentrée" samedi et dimanche à Dourdan (Essonne) au cours de laquelle son président, Nicolas Dupont-Aignan , réaffirmera la "nécessité" de défendre ses "idées gaullistes" à la présidentielle de 2007.

Debout la République axera ses travaux sur trois thèmes: emploi, croissance et pouvoir d'achat, sous l'intitulé "Notre pacte économique et social pour 2007. Tout n'a pas été essayé".

Bien que député UMP, M. Dupont-Aignan , également maire de Yerres (Essonne), n'a pas l'intention de se présenter à une éventuelle primaire UMP, lors du congrès organisé par le parti de Nicolas Sarkozy à la mi-janvier et au cours duquel ce dernier sera vraisemblement désigné candidat pour 2007.

"Il faut que j'y aille (à l'élection, ndlr). C'est une nécessité publique pour défendre mes idées qui ne sont plus représentées", a affirmé M. Dupont-Aignan à l'AFP.

Selon lui, le "non" des Français au référendum sur la Constitution européenne, qu'il avait âprement défendu l'an dernier, a été "trahi", toute comme l'est "le gaullisme social" dont il se réclame.

"La toute puissance de Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, l'absence de Jean-Pierre Chevènement à gauche et le virage à l'extrême-droite de Philippe de Villiers me laissent une marge pour porter ce message de gaullisme social", estime-t-il.

Selon lui, "s'il n'y a rien entre Sarkozy et Royal, les Français se tourneront vers (Jean-Marie) Le Pen", or, "les Français ont le droit d'avoir le choix. Il y a un premier tour à l'élection présidentielle".

M. Dupont-Aignan , qui s'oppose au projet de privatisation de GDF, plaide pour "la participation, la TVA sociale et une véritable politique environnementale".

L'aspirant candidat à la présidentielle assure avoir recueilli jusqu'à présent "un peu plus de 200 signatures", sur les 500 obligatoires.

Debout la République revendique environ 6.500 adhérents et compte cinq parlementaires dans ses rangs.

En 2005, son budget s'élevait à 400.000 euros, dont la moitié lui a été versée par l'UMP.

 

07/09/2006

Mélenchon voit dans les propositions de Mme Royal "des mouvements de menton"

PARIS, 7 sept 2006 (AFP) - Jean-Luc Mélenchon, allié à Laurent Fabius, a reproché jeudi aux propositions de Ségolène Royal notamment sur l'école et la sécurité d'être "irréalistes" et de ne constituer que des "mouvements de menton".

A Public-Sénat, M. Mélenchon s'est dit "complètement hostile" à l'idée de supprimer la carte scolaire , "une catastrophe" qui ne ferait qu'"aggraver" les problèmes.

L'ancien ministre de l'Enseignement professionnel a estimé que les sujets d'éducation n'étaient pas "des sujets à traiter avec désinvolture".

Il a encore accusé Ségolène Royal de "mal poser les problèmes" en matière de sécurité, regrettant que personne ne se soit intéressé "à la faisabilité concrète de ce qu'elle proposait" dans ce domaine. Il a estimé à cet égard "totalement irréaliste de mettre les jeunes dans un centre militaire".

Pour lui, "on joue sur des sentiments troubles" : "quand on utilise des formules à l'emporte-pièce, on défait des mois, des années de travail, on exalte les sentiments les plus fous parmi les gens", a-t-il dit.

M. Mélenchon a par ailleurs reproché à François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste, d'avoir organisé une "mutation du parti" en permettant l'arrivée de 80.000 nouveaux militants "dans des conditions de désinvolture inouïe à l'égard de notre histoire".

Il a estimé que ces nouveaux militants, dont certains "jamais vus" dans les sections, arrivaient dans le parti avec "les sentiments ordinaires des gens qui voient ça de l'extérieur". Il faudrait, selon lui, que ces personnes "prennent part réellement au débat en ayant toutes les cartes en main".

Tout en se défendant d'être fabiusien, il a estimé que Laurent Fabius "représentait politiquement l'option la plus rassembleuse, pour les socialistes et pour toute la gauche".

 

06/09/2006

Privatisation GDF: Dupont-Aignan dénonce "une erreur politique majeure"

medium_nda02.4.jpgPARIS, 6 sept 2006 (AFP) - Nicolas Dupont-Aignan , député UMP et candidat à l'élection présidentielle, a écrit aux parlementaires de la majorité pour dénoncer dans le projet de privatisation de GDF "une erreur politique majeure", à la veille du début de l'examen du texte à l'Assemblée.

"Ce projet est profondément contraire à l'intérêt national et, en conséquence, je le combattrai", écrit le député de l'Essonne, également président du club Debout la République, dans une lettre dont l'AFP a obtenu une copie mercredi.

Selon M. Dupont-Aignan , "le vote de cette loi déstabiliserait le secteur énergétique français, l'un de nos rares atouts dans la compétition économique européenne et mondiale".

Par ailleurs, lors d'une conférence de presse, le député UMP a demandé au président Jacques Chirac de suspendre le débat jusqu'au lendemain de la présidentielle.

Dans sa lettre aux députés UMP, il a rappelé que Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy s'étaient engagés à ce que GDF reste dans le giron de l'Etat, il estime qu'"à quelques mois seulement des échéances cruciales de 2007 (...) ce virage à 180°, tant du gouvernement que du président de l'UMP, est préjudiciable à la majorité tout entière".

De plus, selon le député, loin de sauver Suez d'une OPA italienne, "c'est désormais GDF et Suez qui pourraient faire l'objet d'une OPA.

M. Dupont-Aignan estime également que la privatisation de GDF laisse "la porte grande ouverte au démantèlement final du service public de l'énergie à la française".

"Cette privatisation introduit trois menaces majeures", écrit-il: "la Nation privée d'une ressource accessible à tous et bon-marché", "l'affaiblissement d'EDF", puisque "cette privatisation va condamner les services communs de distribution d'EDF/GDF", et "une menace pour l'indépendance énergétique de la France".

Il "plaide pour la création d'un acteur puissant EDF/GDF, capable de s'imposer face à EON, le géant allemand de l'életricité et du gaz".