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19/10/2006

2007: Le "candidat" Dupont-Aignan dénonce "le dîner de cons" de la campagne

medium_nda02.jpgPARIS, 18 oct 2006 (AFP) - Nicolas Dupont-Aignan , député UMP et candidat à l'élection présidentielle de 2007 hors de son parti, a lancé sa campagne mercredi soir à Paris en dénonçant "le dîner de cons" auquel se prêtent selon lui les autres candidats, de l'extrême droite à l'extrême gauche.

"Je suis candidat car je ne veux pas être complice de la nouvelle farce électorale qui se prépare", a lancé M. Dupont-Aignan , devant près d'un millier de personnes enthousiastes, rassemblées à la Mutualité à Paris.

Mais "je ne participerai pas à ce +dîner de cons+ où une petite bande de cyniques", de l'extrême droite à l'extrême gauche, "va se jouer de la candeur de sa proie et réciter l'habituel couplet inoffensif des mesures qui ne résolvent rien", a-t-il ajouté.

Le député de l'Essonne, également président du club Debout la République (associé à l'UMP), a décidé d'être candidat mais sans passer par le vote du congrès de l'UMP (le 14 janvier prochain), au cours duquel les adhérents devraient, selon toute probabilité, choisir Nicolas Sarkozy.

M. Dupont-Aignan , qui fut partisan, l'an dernier, du non à la Constitution européenne, assure avoir reçu jusqu'à présent 250 promesses de signatures (sur les 500 exigées).

"Quand la cause du +people+ a remplacé la cause du peuple, il n'y a plus d'autre place que pour les luttes d'ego et les rivalités de clans", a-t-il dénoncé.

Ainsi, selon lui, dans la campagne, il y a "d'un côté les deux candidats du +oui+ qui vont confronter la couleur du papier cadeau et faire mine de s'étriper sur la longueur du ruban pour mieux cacher que le cadeau est exactement le même. De l'autre, les extrêmes, de gauche comme de droite, qui vont se livrer à une surenchère verbale plus ou moins nauséabonde pour capter le plus grand nombre possible de déçus du système".

"J'irai jusqu'au bout pour proposer aux Français une autre politique que celle du mensonge et de l'hypocrisie", a-t-il assuré, après avoir reproché à M. Sarkozy "d'avoir prêter allégeance" à Bruxelles "en proclamant qu'il ferait voter après 2007 par le Parlement une mini-constitution", puis "aux dirigeants de Washington, en promettant de rééquilibrer la politique de la France vers les USA et la Grande-Bretagne".

Il a proposé "quelques grandes réformes aux Français": notamment "la révolution de l'actionnariat salarié avec pour objectif d'atteindre le seuil de 15% du capital des grandes entreprises dans 5 ans", "la création de la sécurité professionnelle", et "qu'en 5 ans, 5 millions supplémentaires de familles puissent accéder à la propriété".

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