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10/09/2006

Présidentielle/Chevènement : décision en décembre, selon position candidat PS

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PARIS, 10 sept 2006 (AFP) - Jean-Pierre Chevènement a réaffirmé dimanche qu'il déciderait en décembre d'une éventuelle candidature à la présidentielle, en fonction "de la place" que le futur candidat socialiste ferait aux "préoccupations" de son parti, notamment sur l'Europe.

"Nous prendrons une décision en décembre quand le candidat du parti socialiste aura été désigné, sur une équation globale, en fonction bien entendu de la place qu'il fera à nos préoccupations", a déclaré M. Chevènement lors de l'université d'été du MRC aux Ulis (Essonne), selon le texte de son discours transmis à l'AFP.

"En tout état de cause, nous devons être prêts à ne pas soutenir le candidat socialiste si son orientation devait ouvrir la voie à de nouvelles déconvenues," a souligné le président d'honneur du MRC.

Car s'il a souligné vendredi sur RTL qu'il préférait contribuer à "la victoire d'un candidat de la gauche" en 2007 plutôt que de se présenter lui-même, laissant entendre qu'il pourrait le cas échéant soutenir Ségolène Royal, M. Chevènement cherche à maintenir la pression sur son ancien parti.

Il a ainsi réaffirmé dimanche les conditions auxquelles le MRC (qui arrêtera sa stratégie lors d'une convention prévue début décembre) se déciderait, notamment l'Europe et le refus d'une dérive "libérale-libertaire" du candidat socialiste.

Le "critère décisif des choix que nous aurons à faire (...) sera le sort fait à la Constitution européenne. Nous ne pourrions soutenir qu'un candidat socialiste qui prendrait en compte le vote du 29 mai 2005", a martelé M. Chevènement .

"Nous savons ce dont la gauche a besoin: d'un ressourcement en profondeur des valeurs de la République, dans une démocratie qui rendra ses couleurs à la nation, dans une Europe conçue comme une union de nations républicaines".

Estimant que le favori des sondages à droite, Nicolas Sarkozy, "cherche (...) à récupérer la thématique républicaine dans des champs comme par exemple l'école", l'ancien ministre a mis en garde "la gauche" contre la tentation "sous la pression de son aile libérale-libertaire, de prendre le contre-pied de ces thèses" et se "réfugier dans l'idéologie post-soixante-huitarde".

Georges Sarre, premier secrétaire du MRC, a souligné de son côté que le parti se prépare "activement" à une éventuelle candidature à la présidentielle et collecte déjà "des promesses de signatures d'élus".

Pour ce qui est des législatives de 2007, le MRC est "prêt à reprendre" les négociations avec le PS "quand le contexte sera vraiment clair", a-t-il dit.

Les négociations PS-MRC sont au point mort depuis l'été. Le MRC réclame notamment l'investiture de Jean-Pierre Chevènement à Belfort et de George Sarre dans la sixième circonscription de Paris.

Le PS lie tout accord législatif à l'engagement du MRC à ne pas présenter de candidat à la présidence, pour éviter le scénario du 21 avril 2002.

 

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