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11/09/2006

Fabius : "démagogique" de lutter pour mixité sociale sans carte scolaire

PARIS, 11 sept 2006 (AFP) - Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, reconnaît "les insuffisances" de la carte scolaire , mais estime "démagogique" de "prétendre qu'on va lutter pour la mixité sociale" en la supprimant.

Dans un "chat" sur le site du Monde, l'ex-Premier ministre estime que la carte scolaire "a le mérite d'organiser la mixité sociale".

Cette mise au point fait suite aux déclarations de Nicolas Sarkozy (UMP) demandant la suppression de la carte scolaire et de Ségolène Royal (PS) suggérant son assouplissement.

"Si on la supprime, ou si on considère qu'elle est dangereuse, cela veut dire que les enfants de familles aisées ou qui ont de très bons résultats scolaires vont quitter certaines écoles pour se précipiter dans d'autres", dit le député de Seine-Maritime.

Et évidemment, "les enfants sans moyens financiers ou ayant certaines difficultés scolaires seront tous concentrés dans les mêmes écoles laissées pour compte", a ajouté M. Fabius.

Admettant les insuffisances du système, il a suggéré "d'y remédier par des mesures fortes, et non pas d'abandonner l'objectif de mixité sociale par une espèce de pot-pourri d'idées de droite, ou même d'extrême droite, repeint au goût du jour".

"Je ne suis pas d'accord avec les thèses de la droite. Je ne suis pas d'accord non plus avec une gauche qui se contorsionne et qui croit qu'en chaussant les bottes de la droite ou du centre elle va gagner, puis réussir", dit encore M. Fabius.

Sur l'Europe, M. Fabius s'est insurgé contre l'idée défendue par Nicolas Sarkozy de "court-circuiter le vote référendaire" en soumettant au parlement un "mini-traité". Parlant de "maxi-imposture", il estime que "ce que le peuple français a décidé par référendum doit être soumis, d'une façon nouvelle et différente bien sûr, à la France par référendum".

Enfin M. Fabius a réitéré qu'il ne maintiendrait pas sa candidature s'il n'était pas choisi par les militants. "Ce serait une grave erreur qu'il y ait finalement deux candidats socialistes", dit-il.

 

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